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Nous ne pouvons pas donner ce que nous ne possédons pas

Cette affirmation, lorsque vous la lisez, vous parait évidente, je suis sure… et pourtant,  beaucoup d’entre nous fonctionnons de cette façon, en donnant ce que nous n’avons pas. L’intention sous-jacente de cela est que nous attendons un retour de la part des autres : qu’ils nous reconnaissent, nous aiment plus, nous soutiennent, nous approuvent… et lorsque ce n’est pas le cas, nous pouvons nous sentir en colère  contre la personne concernée et parfois même la critiquer, et la juger…

J’ai beaucoup fonctionné comme cela. Venant d’une famille catholique, il m’a été enseigné : aime-les autres… et donc, je devais renier mes besoins, mes envies profondes, mes sentiments pour faire plaisir aux personnes. Ce que j’ai fait pendant de très longues années jusqu’à ce que mon corps « tombe » malade. Il a fallu alors que je revoie tous mes comportements inadaptés et que je les transforme si je voulais retrouver la santé. Cela a été un puissant moteur de motivation car cela n’a pas été facile. J’étais tellement habituée à faire passer les désirs des autres avant les miens que cela m’a demandé des efforts pour dire NON. Et la première fois que je l’ai fait, la stupéfaction a été grande chez mes interlocuteurs. D’autant que manquant de confiance en moi, je l’ai dit de façon un peu « cash » ! Le résultat a été surprenant : au lieu que le monde s’écroule et que les gens se fâchent contre  moi (et ne m’aiment plus), ils sont simplement répondu : « D’accord ! si c’est ce que tu veux  » .

Une fois, lors d’un atelier, j’ai demandé à une participante :

–          « Peux-tu me donner 10 000€ ?

–          Non, me répondit-elle

–          Et pourquoi ? La questionnais-je

–          Parce que je ne les ai pas ! »

Vu de cette manière cela parait simpliste et évident, mais il en est de même pour les sentiments :

–          «  Peux-tu m’aimer ? Pourrait nous demander quelqu’un

–          Non

–          Et pourquoi ?

–          Parce que je ne m’aime pas encore assez ! »

Nous pouvons remplacer le mot amour par d’autres : sécurité, reconnaissance, prendre soin de moi…

 

DEVELOPPEZ EN VOUS LES QUALITES QUE VOUS VOULEZ VOIR CHEZ LES AUTRES

 

Certaines personnes donnent de l’amour en échange de l’énergie négative qui est dirigée vers eux. Pour cela, il faut qu’elles aient de l’amour à donner et donc l’avoir développé en elles.

La seule façon d’y parvenir est de commencer par s’aimer, au quotidien, dans des petites choses au départ puis dans des situations plus importantes.

Cela peut juste être de s’aimer quand nous avons un comportement que nous n’apprécions pas. Par exemple, alors que vous avez décidé de respecter votre corps, vous vous mettez à manger tout et n’importe quoi. Pour finir, vous vous sentez mal physiquement et moralement. Au lieu de vous fustigez, de vous critiquer  et de vous détester pour cela, mettez de l’amour et de la compassion. Dites à vous-même et à votre corps : « Ok, j’ai trop et mal mangé et je ne t’ai pas respecté, mais je n’ai pas pu faire autrement. Ce n’est pas ce que je préfère mais je choisis de m’aimer quand même »

Au fur et à mesure, l’amour va s’installer dans votre vie… et vous n’aurez plus besoin celui des autres, vous vous nourrirez vous-même de votre ressource. A certains moments, elle deviendra si grande qu’elle débordera, un peu comme un verre trop plein, et vous pourrez  avec ce surplus en donner aux autres, qui auront alors le choix de le prendre… ou pas ! Mais cela ne vous fera rien car vous vous serez en plénitude.

L’image d’une rose me vient : elle exalte son parfum et en fait profiter tous ceux qui veulent. Peu importe qui sent cette merveilleuse odeur, cela n’empêche pas la fleur  de l’émaner…

 

J’ai depuis ces expériences, revue mes cours de catéchisme : il a en effet été dit « Aime-les autres … » mais la fin de la phrase ne m’avait pas été enseignée « ….comme toi-même ! » C’est ce que j’ai décidé de mettre en place. Le résultat est une grande authenticité dans mes relations. Les personnes que je connais, savent que lorsque je viens chez elles, c’est parce que j’ai vraiment envie d’être là et non  « parce qu’il faut… ». Du coup, cela me permet d’être présente à 100% à l’autre et à la situation. Paradoxalement, cela a créé aussi beaucoup de liberté dans mon entourage. En général, les gens se sentent libres de venir chez moi, ou pas…  et de suivre eux aussi ce qui est présent pour eux !

 

L’art de remettre

J’ai entendu parler de cela la première fois, lors d’une conférence de Françoise Gérard (auteur de cancer ma voie de guérison). Elle y raconte qu’elle était en train de mourir d’un cancer du sein dû à une énorme colère contre son père  (alors décédé) qui l’avait maltraitée lorsqu’elle était enfant. Elle savait que sa colère et sa rancœur était en train de la tuer, elle était d’ailleurs persuadée qu’elle allait mourir dans la nuit, mais rien à faire, elle n’arrivait pas, malgré tous ses efforts, à lui pardonner. Elle n’était même pas en paix à l’idée d’en finir avec la vie parce que très croyante elle était certaine de le revoir  dans l’après-vie.

Un moment, elle avise un napperon sur la table de nuit…. Son état physique, à ce moment là,  était très critique. Son sein avait, suite au cancer, la forme d’une grande pizza et son corps entier dégageait une odeur de putréfaction. Elle était sure qu’elle allait mourir dans la nuit tant son corps physique était délabré.

Elle avise le napperon et l’imagine alors devant elle. Elle décide  que, puisqu’elle ne peut pas pardonner, elle va  demander à  Jésus Christ de le faire pour elle. Elle visualise alors qu’elle dépose sur ce napperon virtuel, son père, sa relation avec elle, sa colère, sa rancœur, elle-même et tous les reproches qu’elle s’est fait et qu’elle lui a fait…  Elle dépose tout ce qui a trait à cette situation…

Elle voit le napperon se fermer et Jésus le prendre…

Elle dort magnifiquement bien et dans la nuit, rêve de son papa qui lui apparait sous la forme d’un Etre lumineux. Il lui parle très doucement et lui explique le pourquoi de son comportement si dur avec elle. Elle vit un très beau moment avec lui ; et ressent tout l’amour qu’il y a entre eux.

Le lendemain, à  son réveil, elle sait qu’elle est guérie. En effet, deux mois plus tard, elle reprend son travail en parfaite santé.

 

J’utilise très souvent cette méthode lorsque j’ai quelque chose qui me préoccupe et dont je souhaite être libérée.

Par contre, au fur et à mesure de mes expériences, je me suis aperçue  de plusieurs choses  et je souhaite les partager avec vous car je suis sure que plusieurs d’entre vous font l’erreur que j’ai fait très souvent au début :

Lorsque nous remettons notre problème quel qu’il soit  (relationnel, santé, argent, spirituel…) à une énergie plus grande que nous (l’univers, la source, Dieu…) nous ne l’avons plus puisque nous l’avons donné. Il est donc inutile de le redonner tous les jours car sinon cela signifie que nous l’avons récupéré pour pouvoir le donner à nouveau. Ce fonctionnement retarde considérablement les résultats (je le sais pour avoir pratiqué ainsi de longues années).

Une fois que vous avez donné votre difficulté, vous pouvez avoir par contre, ce que j’appelle des REGULATIONS. Cela ressemble au problème, ça en a l’apparence mais ce n’en est pas. C’est le signe que vous êtes en train de guérir profondément la situation.

 

Imaginez que vous décidiez de refaire les peintures et les papiers peints de votre salle à manger. Vous avez la vision de votre travail terminé ; vous pouvez vous sentir soutenu(e) par une puissance supérieure à qui vous avez remis le bon déroulement de vos travaux puis vous entrez en action : déménagement des meubles, décollage du vieux papier, lessivage des murs…. Vous regardez votre salle à manger d’un œil extérieur, elle vous semble dans le chaos et la désolation. Vous ne pouvez plus circuler, il y a du matériel à enjamber, des sacs poubelles de déchets… Est-ce que cette vision des choses indique qu’il y a un problème ? Non, au contraire, elle vous montre que vous êtes sur la réalisation de votre objectif, même si vous ne le voyez pas encore. Ce désordre apparent est en fait  le signe que tout est pour le mieux.

Il en est de même lorsque nous avons remis une situation à une  Source plus grande que nous, il est très possible que nous vivions, pendant une certaine période, une augmentation importante des symptômes. C’est à ces instants qu’il est important de garder à l’esprit qu’il s’agit de régulations et surtout de continuer à garder la vision que tout est pour le mieux. Nous pourrions avoir tellement l’impression que notre problème est revenu amplifié…

Par exemple, vous avez une situation qui vous génère de l’anxiété : une grande peur de manquer d’argent. Vous avez remis la situation – 1 fois – et il est très possible que vous ayez une augmentation importante de cette émotion, que vous ayez même l’impression qu’elle se transforme en terreur… Excellent ! Cela veut dire que la fondation même de la cause de cette émotion est en train de guérir en profondeur….

Ce n’est pas évident à vivre car nous pouvons avoir l’impression, dans ces moments là, que la situation s’aggrave et c’est là que le fait de garder notre vision fait une différence quant au résultat.

Depuis que j’ai compris cela, je ne remets qu’une seule fois et je me concentre sur la réalisation de mon objectif fixé… Je sais que tout ce que je vis ensuite et « la réfection des papiers peints de la salle à manger ».

En ce qui me concerne, je remets tout : pas seulement les problèmes mais chaque journée et chaque petite chose du quotidien (y compris le ménage de la maison)… Cela a considérablement simplifié et allégé ma vie, je me sens totalement soutenue.  Tout ce déroule simplement, aisément, de façon fluide… Il y a quelques temps, ma vie était devenue tellement facile que j’ai cessé de remettre  car je me disais que je n’en avais plus besoin, étant arrivée à un confort maximum. Cela n’a pas trainé, j’ai immédiatement vu la différence, c’était nettement inconfortable et j’ai eu l’impression de porter seule ma vie… Du coup, je m’y suis remise très rapidement et je continue chaque jour.

 

Je vous recommande ce livre dans lequel Françoise Gérard explique son parcours face à cette expérience de vie.

 

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