Envisagez-vous le pire ?

C’est ce que j’ai fait pendant quelques années, il y a longtemps maintenant. Je ne manquais de rien, avais une famille adorable, un travail que j’aimais  et une maison neuve qui me convenait parfaitement. A cette époque, même notre voiture était récente (une 205 rouge) !

Et pourtant, il m’arrivait de me réveiller la nuit en ayant des sueurs froides et des grandes angoisses : « Comment allons-nous payer nos factures, nos dépenses ? »

Moyennant quoi, nous ne partions jamais en vacances (nous n’en avions pas les moyens !) et nous ne nous permettions même pas de boire un café à une terrasse (au prix où cela coûte, mieux vaut le boire chez nous !).

Cette relation désastreuse avec l’argent m’a beaucoup stressée et m’a demandé beaucoup d’énergie pendant de nombreuses années : alors que la réalité était tout autre ! Bien sur, nous ne « roulions pas sur l’or » mais nous avions  très largement de quoi vivre.

En mai 2008, lors de notre expérience de quasi faillite financière (que je raconte dans mon livre), nous nous sommes retrouvés en cessation de paiement car plus rien n’était possible. Et là, stupéfaction : je n’avais pas peur !

Pendant des années, j’avais craint ce moment ! Je m’étais angoissée, stressée à ce propos de cette possibilité et voila qu’au moment où je la vis : RIEN ! Une paix totale, une certitude que tout est juste, parfaitement  à sa place et que la solution allait se manifester.

Cette expérience a eu un grand impact sur moi : j’avais passé des années à m’inquiéter pour quelque chose que je ne vivais pas et le moment venu, la peur n’était plus là !

J’ai clairement  vu à ce moment la distorsion que j’avais à ce niveau : ce n’est pas la situation en tant que telle qui me faisait souffrir mais l’idée que j’en avais et les émotions que cette idée soulevait en moi.

Depuis, la peur a disparu de ma vie. Je SAIS que je pourrai vivre n’importe quelle situation quand elle se présentera (ne dit-on pas que la Vie ne nous donne jamais un fardeau plus lourd que  celui que nous pouvons porter !) et que d’anticiper me fait plus souffrir que la réalité.

Dorénavant, je garde la vision de ce que je voudrais vivre et oriente mon esprit dans ce sens. Si des situations désagréables (qui auparavant m’auraient terrifiées : du moins l’idée de ces situations) se présentent je garde la confiance totale et maintient ma vision.

Parce que,  conclusion de tout cela :

Si la situation se règle : cela ne valait vraiment pas le coup que je m’inquiète,

Si elle ne se règle pas : et qu’il n’y a aucune solution  qui apparait (ce n’est jamais arrivé !) je serais assez tôt pour m’effrayer à ce moment là !

Je trouve nettement plus reposant, constructif et riche de concentrer ma vision sur l’abondance et la prospérité. Sachant que notre cerveau ne fait pas la différence entre la réalité et une vision maintenue dans notre esprit, je créé ainsi encore plus de prospérité dans ma vie !